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À faire Culture

Notre hommage à l’Éléphant Paname, qui ferme définitivement ses portes

By Charley Zaragoza

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La culture parisienne perd un de ses lieux les plus uniques et emblématiques : l’Éléphant Paname. À deux pas d’Opéra, cet écrin de magie ferme définitivement ses portes, laissant derrière lui un lieu qui célébrait l’art avec un grand A. Hommage à un lieu qui va manquer au paysage culturel parisien.

L’hôtel de la rue Volney était un hôtel particulier, érigé sous Napoléon III au 19ème siècle. Il appartenait au diplomate russe Alexis Soltykoff, grand amateur d’art et mécène de l’époque. Un amour pour l’art qui a traversé les âges, jusqu’à définir le lieu qui investira les murs des siècles plus tard : Éléphant Paname. Un lieu qui était devenu une « seconde maison » pour tous ceux qui le faisaient vivre, selon la responsable développement et production d’Éléphant Paname, Lisa Thomas. À la fois studio de danse, de yoga, salle de concert, galerie d’exposition, café, ce nid de culture véritablement unique se démarquait de tout Paris.

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C’est pour cela que Fever avait choisi la « salle magique au dôme éclairé comme un ciel étoilé » pour y accueillir ses concerts Candlelight. Dans « cet écrin intime, version moderne de la chapelle des Scroveigni de Giotto », selon Solal Azeroual le responsable Candlelight chez Fever, « les notes des mélodies intemporelles de W.A. Mozart ou L.V. Beethoven ont résonné. Mais aussi les premières suites de J.S. Bach, ainsi que le tout premier concert de harpe Candlelight », étaient aussi à l’Éléphant Paname. Fever y a organisé une trentaine de concerts de musique classique éclairés à la lueur des bougies. La particularité d’Éléphant Paname, c’était cette scène centrale, sous les LED du dôme, « autour de laquelle les spectateurs ne faisaient qu’un avec les musiciens ». Une scène déplacée au centre de la salle, un exemple de l’amour de l’art qui laissait les performances vivre pleinement.

Cette petite salle intimiste, comme tout le reste de cet ancien hôtel particulier magnifique, définissait l’âme du lieu. Un concentré d’art, où tout le monde était le bienvenu, et où la grande famille de l’Éléphant Paname faisait vivre les événements parisiens. Artistes reconnus comme débutants prometteurs, le talent et la passion de l’art s’y croisaient. Avec les concerts Instant Lyrique, de puissantes voix autour d’un piano, Lisa Thomas rappelle que la distance entre artistes et public y était abolie. Tellement, que de grands artistes internationaux y étaient souvent plus stressés que devant un parterre de milliers de personnes. Une proximité entre l’art et le public, comme peu de lieux le permettent.

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Cette émotion, ce partage qui habitait l’Éléphant Paname, c’était aussi une façon de rassembler tous les arts et toutes les cultures. Des liens, des amitiés qui se créaient, des nouvelles passions. Carrefour des curiosités, le lieu pouvait vous faire venir pour la danse, et vous faire repartir époustouflé par du chant lyrique. Avec des prix, et expositions dédiées aux écoles d’art, Éléphant Paname offrait aussi une plateforme pour les artistes de demain.

Une ouverture et une prise de risque qui vont manquer à la culture parisienne. Un message au reste de la culture parisienne, que rappelle Lisa Thomas : « Continuez de prendre des risques. Certaines productions vont marcher, d’autres non, mais il faut essayer. » Plus encore, il faut « continuer de créer un pont entre les disciplines de l’art », ce qui rendait Éléphant Paname vraiment unique.

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Paris Secret regrette la disparition de l’Éléphant Paname, et rappelle qu’il faut continuer à supporter la culture de notre belle ville. Nous continuerons à vous présenter les meilleurs événements de la capitale, et mettre en avant les lieux qui définissent l’âme de Paris. Nous vous invitons aussi, dès que cela sera à nouveau possible, et dans les règles sanitaires les plus strictes, à aller supporter la culture. Les concerts, les ateliers, les conférences, les expositions, les musées, les théâtres, les spectacles, les studios de danse, les grands artistes, les petits artistes… Faire vivre la culture est un effort commun. 

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Photo de couverture : © DE ROHAN-CHABOT Joséphine.