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La Mairie de Paris propose un accord aux loueurs Airbnb illégaux à Paris

Charley Zaragoza Charley Zaragoza

La Mairie de Paris propose un accord aux loueurs Airbnb illégaux à Paris

Pour les loueurs Airbnb en situation d’infraction, la Ville de Paris a trouvé une solution qui plaira à tout le monde. Pas de poursuites judiciaires si les propriétaires signent de véritables baux longue-durée. 

281 propriétaires louant leurs appartements sur Airbnb sont actuellement poursuivis par la Ville de Paris pour location saisonnière illicite. Pour contrer l’essor des locations Airbnb, il est désormais obligatoire de déclarer son logement en logement secondaire loué au-delà de 120 jours de location par an. Mais pour éviter les taxes liées à ce statut, les propriétaires ont tendance à ne pas déclarer ce statut. Pour offrir une autre solution aux loueurs ayant enfreint la loi, l’adjoint chargé du logement à la mairie de Paris, Ian Brossat, a un accord. La Ville de Paris abandonnera les poursuites envers ces loueurs s’ils s’engagent à signer des baux de 3 ans, à au moins 20% moins cher que le marché. Une façon de récupérer les 30 000 logements estimés perdus pour les habitants parisiens à cause d’Airbnb.

Un appartement à la location sur Airbnb à Paris.

La proposition a été faite à 5000 propriétaires supplémentaires qui sont bien enregistrés mais ne louent pas leur résidence principale. Selon un article du Monde, Paris est la ville avec le plus grand pourcentage de locations saisonnières par rapport au parc immobilier, à 3,8%. Rome, la deuxième ville, n’a qu’1,5% de ses biens en location saisonnière. Le problème avec les biens parisiens, c’est que les loueurs derrière les Airbnb ne sont pas que des particuliers. Dans plusieurs quartiers du centre de Paris, plus de 30% des logements appartiennent à des multi-annonceurs. Les 10 plus gros multi-annonceurs possèdent d’ailleurs 1 384 logements dans la capitale. Comme promis dans son programme, Anne Hidalgo va d’ailleurs lancer un référendum à ce sujet. Parisiens, nous allons devoir décider de la question suivante : « Souhaitez-vous réduire la durée autorisée de location de la résidence principale de 120 à 30 jours par an ? ».