Jakuchū ou la plus belle exposition de l’année

Parmi les nombreuses manifestations culturelles qui ont lieu pour célébrer les 160 ans des relations diplomatiques franco-nipponnes, l’exposition Jakuchū est un événement phare, unique et d’une rare qualité.

Dès l’entrée, très joliment scénographiée, l’exposition nous happe dans un univers poétique et onirique : celui d’Ito Jakuchū, un peintre japonais du XVIIIe siècle (ère d’Edo). « Figure singulière de la période d’Edo (1603-1867), artiste indépendant en quête de réalisme picturalJakuchū demeure unique en son genre. Originaire de Kyoto, il a passé sa vie à étudier la nature, voyant sans doute en elle une source inépuisable d’inspiration », explique Anne Hidalgo, maire de Paris, dans le catalogue de l’expo.

L’exposition du Petit Palais est unique : elle présente Le Royaume Coloré des êtres vivants et la Triade de Sakyamuni, une collection de 30+3 rouleaux de soie peinte, réalisée sur une décennie. À l’origine, Le Royaume Coloré des êtres vivants a été créé comme un ornement censé magnifier la triade bouddhique, placée au centre de l’ensemble.

« Le Royaume coloré des êtres vivants avait pour ambition d’exprimer toute la pureté, la beauté et la force vitale des végétaux, des oiseaux, des insectes, des reptiles et autres poissons qui peuplent le monde naturel » explique Aya Ota, conservateur en chef du musée des collections impériales. « L’œuvre représente une foule d’êtres vivants réunis pour écouter l’enseignement du Bouddha. »

Est née une série d’oeuvres non seulement d’une grande beauté, mais aussi d’une grande sensibilité. Les peintures sont délicates, les détails bluffants, les animaux plein de grâce et la végétation de poésie. Poissons, coqs, canards ou petits oiseaux sont entourés de pruniers en fleurs, de grosses pivoines ou de pins ancestraux. Les couleurs sont parfaitement choisies, parfois douces, parfois vives, mais toujours assemblées avec une intelligence esthétique qui donne harmonie et finition à la peinture. La délicatesse des traits et détails, perçue dans les plumes des oiseaux ou dans le pistil d’une fleur ne laissera personne indifférent.

Histoire de la collection

L’ensemble avait été donné par Jakuchu au grand monastère du Shokoku-ji, à Kyoto. Un siècle plus tard, il sera remis à la Maison Impériale où il est encore conservé aujourd’hui. Très fragile, il n’est sorti du Japon qu’une seule fois, en 2012, à l’occasion d’une exposition aux Etats-Unis. C’est donc une chance inouïe de voir ces œuvres à Paris aujourd’hui !

Cette exposition est co-organisée avec la Fondation du Japon, Nikkei Inc., agence de la Maison impériale du Japon, le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et Paris Musées.

Photo de bannière : Le Petit Palais sur Instagram

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