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À faire Culture

Il était une fois Edith Piaf : sur les pas de la Môme à Paris…

By Laura Coll

Il était une fois Edith Piaf : sur les pas de la Môme à Paris…

« Sous le ciel de Paris s’envole une chanson » Edith Piaf : l’enfant de Belleville… 

Rue de Belleville

Selon la légende, c’est sur le trottoir du 72 rue de Belleville, sous un réverbère, qu’Édith Piaf -de son vrai nom Édith Giovanna Gassion- vit le jour le 19 décembre 1915.

L’Hôpital Tenon

En réalité, c’est à l’hôpital Tenon, situé au 4 rue de la Chine dans le 20ème arrondissement que la môme Piaf poussa son premier cri. Le 11 octobre 2003, à l’occasion de la commémoration des 40 ans de la disparition de la chanteuse, une statue en bronze à l’effigie de la môme est inaugurée sur la place Edith Piaf, à quelques pas seulement de l’hôpital Tenon.

« Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne » Les lieux parisiens où la môme Piaf posa ses valises… 

Le Grand Hôtel de Clermont

Alors qu’Édith Piaf est maintenant adolescente, la voici en train d’écumer les rues de Paris avec son père contorsionniste. C’est là qu’elle rencontre son amie Simone Bertheaut dite « Mômome » avec qui elle loue une petite chambre au Grand Hôtel de Clermont, une pension de famille aujourd’hui dissimulé au 22 rue de Véron.

Rue Crespin du Gast, aujourd’hui Musée Édith Piaf

Par la suite, la Môme élit domicile au 5 rue Crespin du Gast aujourd’hui transformé en musée privé retraçant sa carrière. Grâce à sa forme associative, en ce lieu, « les amis d’Edith Piaf » ont pu rassembler les vêtements iconiques de la chanteuse, affiches, lettres ou photos aujourd’hui donnés à voir au public. 

Rue Leconte-de-Lisle 

Edith Piaf et Marcel Cerdan / Getty Images

Profondément éprise de Marcel Cerdan, Édith Piaf s’installe à l’Hôtel Particulier de la rue Leconte-de-Lisle à Auteuil en 1948. Un bonheur de courte durée, l’année 1949 marquant la disparition de Marcel dans un tragique accident d’avion.

Boulevard Lannes 

Partageant sa vie entre New York et Paris, la môme Piaf croise la route de Jacques Pills, celui-là même qui lui avait présenté Marcel Cerdan. Une collaboration artistique qui donnera lieu à une histoire d’amour, les deux amants s’installant alors au 67 bis boulevard Lannes dans le 16ème arrondissement. Telle fut la dernière demeure d’Edith Piaf. 

« Padam, padam, padam. Il arrive en courant derrière moi » Quand sonne l’heure de la gloire, d’Édith Gassion à La Môme Piaf… 

Angle de la rue Troyon et de la rue Mac-Mahon, XVIIe

En 1935, alors qu’Edith chante dans les rues du 17ème arrondissement de Paris. Un don qui ne passe pas inaperçu auprès de Louis Leplée, gérant du cabaret Le Gerny’s sur les Champ Élysées qui fut le tout premier à lui donner sa chance. Il l’engage alors dans son cabaret et la rebaptise « La Môme Piaf » en référence à son allure mêlée à sa voix hors du commun. Ainsi, l’angle de la rue Troyon et de la rue Mac-Mahon dans le 17ème arrondissement marque un tournant pour celle qui demeure une icone éternelle : le passage d’Edith Gassion à la Môme Piaf…

Les adresses des cabarets mythiques d’Edith Piaf 

Si du temps de l’Occupation de Paris par les nazis, du temps où Piaf menait une vie de bohème avec son amie Momone, Edith Piaf fait résonner sa voix puissante au coeur de célèbres Maisons Closes aujourd’hui fermées telles que Le Chabanais ou Le Sphinx, ou au sein de la Brasserie La Coupole, située au 102 boulevard de Montparnasse. Devenue la Môme Piaf, Edit investit les scènes parisiennes les plus mythiques telles que Le Gerny’s, cabaret de Louis Leplée, l’ABC, offrant à Edith une fulgurante carrière music-hall et les clubs les plus huppés tels que l’Amiral ou le Night Club. 

L’Olympia, la scène de prédilection d’Edith Piaf

Edith Piaf a littéralement marqué l’histoire de l’Olympia, contribuant à la renommée de cette salle de spectacle parisienne mythique. Au début des années 60, alors que le music-hall parisien est au bord de la faillite, Bruno Coquatrix, son directeur de l’époque demande une faveur à sa vieille amie Edith Piaf : chanter à l’Olympia sous peine de devoir baisser le rideau. Si avec sa chanson « Non je ne regrette rien » Edith Piaf sauva l’Olympia de la faillite, ce lieu incontournable fut aussi le témoin de la toute dernière prestation de la Môme.

« Allez venez, Milord, vous asseoir à ma table, il fait si froid dehors, ici, c’est confortable » 

Le Fouquet’s 

Lors des ses heures dorées, Edith Piaf prend ses habitudes au restaurant historique Le Fouquet’s. Aujourd’hui, une plaque gravée indique la table préférée de la Môme Piaf…

Non… rien de rien. Non… je ne regrette rien : la dernière demeure d’Edith Piaf 

Edith Piaf au Père Lachaise, 16 rue du Repos 

Le 11 octobre 1963 marque la mort d’Edith Piaf qui s’éteint à Cannes le même jour que Jean Cocteau. Alcool, drogue, accidents de voiture, cures de désintoxication… C’est une Édith Piaf affaiblie qui tombe dans le comas en avril 63, quelques mois à peine après avoir épousé le chanteur grec Théo Sarapo – de vingt ans son cadet – son dernier amour. Inhumée au Père Lachaise, sa tombe se voit gravée du dernier couplet de « l’Hymne à l’Amour » chanson écrite par Edith Piaf pour le boxeur et amour de sa vie Marcel Cerdan « Dieu réunit ceux qui s’aiment ». Edith Piaf repose en paix aux côtés de son père Louis-Alphonse Gassion et de sa petite fille, Marcelle Dupont, décédée tragiquement à l’âge de 2 ans d’une méningite foudroyante.