Baltimore-Paris : la mode éthique qui fait appel à notre nostalgie

Dans le secteur de la mode responsable, on a aujourd’hui choisi de vous parler de Baltimore-Paris, une entreprise de… salopettes !

Baltimore-Paris surf sur la mode indémodable et la nostalgie de nos salopettes d’enfants… Mais pas n’importe comment : les salopettes ici sont en deux parties, c’est à dire que l’on peut les transformer en simple short, jupe ou pantalon selon ses envies !

On a interrogé Quentin Bouche, co-fondateur et CEO de la marque, pour lui demander comment l’idée lui est venue :

Peux-tu me parler un peu de ton parcours avant Baltimore-Paris ?

Je suis diplômée d’école de commerce et cumule plusieurs années d’expérience en sales/business development. J’ai rejoint en 2013 les fondateurs de Sharingbox, ce fut ma première expérience entrepreneuriale. Puis j’ai lancé Baltimore début 2016.

Comment Baltimore a démarré ?

L’idée de lancer une marque de prêt à porter est née lors d’un voyage que nous avons fait sur la côte Est des États-Unis. Lors d’une étape à Baltimore, plus précisément, nous découvrons dans une friperie une salopette qui nous rappelle celles de notre enfance et nous laisse nostalgique.

De retour en France nous partons à la recherche de la salopette qui nous conviendrait mais nous n’en trouvons pas et nous rendons compte que nous ne sommes pas les seuls ! Nous avons donc un déclic : revisiter la salopette pour adultes. L’histoire de la marque commence à s’écrire mais le projet ne sera véritablement lancé que 3 ans plus tard, après que nous ayons quitté respectivement nos postes pour nous y consacrer à 100%.

Est-ce que vous avez une éthique particulière quant à la production ? Aux matières utilisées ?

Nos salopettes sont le fruit d’une production européenne. Les tissus sont sourcés en Europe, le velours et la suédine sont anglais et le jean est portugais. Ces tissus sont par ailleurs plébiscités par d’autres belles marques haut de gamme. Nos produits sont confectionnés dans un petit atelier au nord de Porto, au Portugal qui respecte les conditions de travail de ses salariés. Pour la première collection nous avons fait un mix entre précommande et stock. Mais nous allons de plus en plus travailler en pré-commande.

Il nous tenait aussi à coeur d’avoir un impact social et environnemental. Pour cela nous avons choisi de collaborer avec une ONG en Inde pour la fabrication de nos tote bags en coton naturel de grande qualité qui accompagneront chacun de nos produits. Cette ONG oeuvre pour l’émancipation des femmes et l’éducation des enfants à New Delhi.

Quelles sont vos plus grandes réussites ?

Avoir créé une marque from scratch sur un produit compliqué qu’est la salopette et avoir réussi à rassembler une communauté importante autour.

Quelles sont les difficultés les plus fréquentes ?

La difficulté la plus notable à laquelle nous avons été confronté a été de ne pas trouver de financement au moment ou l’on cherchait à accélérer, car malheureusement en France les startups du prêt à porter ne sont pas dans les radars des investisseurs.

Pourrais-tu me citer d’autres entreprises similaires qui vous ont inspirées ? Ou d’autres initiatives parisiennes ?

La vague des marques mono-produit m’a inspirée. Je cherchais à me concentrer sur un produit innovant et jamais encore exploité par les créateurs en tant que mono-produit. Du coup, on a fait quelque chose de vraiment différent. Bien sûr les success stories type Sezane ou Le Slip Français ou Onepiece sont très inspirantes.

Il va y avoir des nouveautés d’ici les prochains mois, a suivre !

Photo de bannière : Baltimore Paris

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